
Saison russe
À propos du programme
Ce programme est un hommage au grand ballet pétersbourgeois qui a rayonné de toute sa splendeur impériale sur la danse du XIXe siècle. En effet, les pièces présentées ici ont été créées sur les prestigieuses scènes de Saint-Pétersbourg : qu’il s’agisse du Bolchoï Kamenny (à ne pas confondre avec son homonyme moscovite), du Théâtre d’Opéra et de Ballet ou encore du Théâtre Mariinski.
C’est Marius Petipa, Marseillais de naissance, qui, au XIXe, prolongera et développera le style français du ballet pétersbourgeois, introduit au XVIIIe par Jean-Baptiste Landé, puis conservé par les Français Charles Didelot et Arthur Saint-Léon. Arrivé à Saint-Pétersbourg en 1847 car il y avait obtenu un engagement de danseur, Marius Petipa devint très vite assistant-chorégraphe, maître de ballet et enfin, chorégraphe en titre. Il va alors s’imposer comme l’ordonnateur de grands ballets spectaculaires, de fastueuses super-productions où il réussit à allier la pureté et l’élégance classiques importées de France à la virtuosité italienne : une danse académique qui se fait accueillante aux pas empruntés à divers folklores. Romantisme oblige ! De ce métissage naît « l’École russe ».
Dans l’acte du Mariage de Raymonda ainsi que dans le Grand Pas Classique de Paquita, l’on admirera le talent théâtral de Petipa et sa nette prédilection pour les vastes compositions qui déploient le corps de ballet en figures géométriques savantes et classiquement symétriques. La virtuosité technique et le brio y sont parties prenantes, sans oublier la touche d’exotisme, alors nécessaire à la réussite des ballets - c’est ainsi que le folklore magyar imprègne la plupart des danses de l’acte III de Raymonda. Avec Le Corsaire, l’on découvrira le pas de deux tel qu’il a été codifié par Marius Petipa lui-même avec son adage, ses variations respectivement masculine, puis féminine et enfin sa coda. Beauté, élégance, maestria et panache seront au rendez-vous !
Carole Teulet
Télécharger la version imprimable
Retour
Photo : David Herrero - Paquita, 2009.


